Nos producteurs locaux : GAEC Le Grillon

Entretien avec Jean-Marie Charrier, Bénédicte Masserot et Ludo Launay (ci-dessous), du GAEC Le Grillon.

Jean-Marie Charrier, Bénédicte Masserot et Ludovic Launay, GAEC Le GrillonPouvez-vous nous présenter votre activité ?

Nous sommes installés en maraîchage biologique à Saint-Célerin sur 4,5 hectares de terre, dont 0,9 en serre, et nous privilégions les variétés anciennes dans un environnement de qualité : trois ruches, des haies diversifiées, etc…

Nous cultivons des fruits et des légumes de saison que nous livrons dans les magasins du Fenouil et sur les marchés, le vendredi aux Jacobins de 8h à 12h et à Lombron de 17h à 19h). Nous approvisionnons également des restaurants, tels que le Café Folk et Le Parvis Saint Hilaire, ainsi que des crèches comme La Cabriole à Coulaines ou Les Queniaux à Lombron (une crèche écologique).

Le GAEC pratique le maraîchage biologique depuis 30 ans, pouvez-vous nous raconter son histoire ?

En 1987, Cor Van Den Ham s’installe à Saint-Célerin et il est rapidement rejoint par Jean-Marie Charrier. Ensemble, ils fondent le GAEC Le Grillon le 1er mai 1991. De 2008 à 2016, le GAEC compte un associé de plus avec Nicolas. Salariés, stagiaires et saisonniers sont présents pour aider en fonction de la période de l’année.

Au départ à la retraite de Cor, deux nouveaux associés rejoignent le GAEC le 1er décembre 2017 : Bénédicte Masserot, chef de certains des ateliers cuisine du Fenouil en 2016 et 2017 et traiteur bio au Pilon Vert, et Ludo Launay, ancien salarié du Fenouil.

Il y a quelques années, les produits bio n’étaient pas sous le feu des projecteurs comme aujourd’hui…

Nos débuts ont été un peu difficiles, surtout au niveau de la vente. Il y a 30 ans, nous livrions déjà le Fenouil et nous étions présents au marché des Jacobins le dimanche. En revanche, nous avions de bonnes bases en agronomie et nous avons appris à mieux échelonner nos productions pour un approvisionnement plus régulier. Notre objectif était de démocratiser la bio et de la rendre accessible à tous ; on peut dire que c’est en bonne voie !

Bénédicte Masserot et Ludovic Launay, GAEC Le GrillonEt depuis les années 90, que s’est-il passé ?

Nous nous sommes développés en même temps que le Fenouil, mais tout s’est accéléré en 1996 avec la crise de la vache folle, une grande vague de prise de conscience.

Nous avons rapidement ajouté le marché du dimanche, les besoins du Fenouil ont grossit, nous avons formés nos salariés successifs qui ont ensuite ouvert leur propre exploitation, etc.

Quels sont vos objectifs à venir ?

  • Continuer à sensibiliser les consommateurs sur la valeur d’un produit bio : derrière un prix il y a la rémunération d’un producteur, le métier de maraîcher est difficile et nous ne comptons pas nos heures !
  • Innover, repenser, tester pour travailler moins et mieux…
  • Développer le marché de Lombron où nous sommes chaque vendredi et qui permet de rendre la bio accessible dans les campagnes !
  • Tester différents engrais organiques, de nouveaux paillages, de nouvelles variétés, etc…
  • Satisfaire la demande toujours croissante avec des produits de qualité !
  • Nous adapter à la demande qui change et aux nouvelles attentes des consommateurs.