Labels et logos à la loupe

...du plus simple au plus strict !

Le Fenouil Biocoop a à coeur que les coopérateurs comprennent ce qui se cache derrière les produits qu'ils achètent. C'est pour cela que nous avons décortiqué pour vous la plupart des logos et labels que vous retrouverez dans nos magasins !

 

Labels généraux

Ce label est valable dans toute l’Union Européenne afin d’uniformiser la bio et ne concerne que les produits agricoles et les denrées alimentaires. Il a exactement la même signification que le logo AB et le remplace depuis le 1er juillet 2010.

Il peut être appliqué sur un produit lorsque :

  • 100% du produit agricole fini est bio (ex : fruits, légumes, etc…)
  • au moins 95% des ingrédients d’un produit transformé (ex : biscuits, pâtes, sauces, etc…) sont bio
     certains produits ne peuvent pas être labellisés car : ils n’existent pas en bio (ex : eau, sel, poissons… car il n’est pas possible d’en surveiller la production) ou existent en quantités trop infimes (ex : fruits rouges, épices, algues)

Le label bio européen repose également sur les critères suivants :

  • 0 pesticide, 0 engrais artificiel, 0 OGM (seuil de présence accidentelle : 0,9%)
  • bien-être des animaux :
    • leur alimentation doit provenir majoritairement de l’exploitation ou de la région
    • interdictions : hormones, acides aminés de synthèse, cages, gavage (des produits tels que foie gras ne peuvent pas être certifiés, d’où leur absence dans magasins bio), hors-sol, clonage, transfert d’embryons…
    • l’utilisation d’antibiotiques est limitée
  • gestion de l’environnement : qualité du sol, rotation pluriannuelle des cultures
  • la mixité bio/non-bio est autorisée sur une même exploitation sous certaines conditions : espèces distinctes et variétés différentes
  • traçabilité et contrôle à tous les stades
  • ni arômes ni colorants artificiels
  • interdictions : irradiation et ionisation

Le cahier des charges du réseau Biocoop est beaucoup plus strict que celui de l’agriculture biologique et comporte de nombreux critères supplémentaires :

  • 100% des produits qu’il est possible de labelliser doivent être bio
  • priorité au local : 150km autour des magasins
  • 100% de saison
  • 0 transport en avion
  • 100% des cosmétiques sont certifiés
  • commerce équitable : Nord/Nord pour soutenir les producteurs de nos régions et Nord/Sud pour assurer la rémunération équitable et respect des droits du travail des producteurs
  • les produits secs, le café, le sucre, le thé et les bananes sont principalement issus du commerce équitable
  • les magasins eux-mêmes respectent un grand nombre de règles :
    • encourager la transparence comptable : il est possible de venir consulter les registres au siège social
    • embaucher principalement des CDI
    • limiter l’empreinte écologique : pas d’enseignes éclairées entre 22h et 6h, papier recyclé, pas de sacs en plastique…

En outre, nous refusons les colorants de synthèse, les vitamines de synthèse, la gélatine non bio et l’eau en bouteille; nous limitons l’acide citrique, les agents de texture et les stabilisants; et enfin nous imposons la lécithine de soja ou de colza BIO et les arômes naturels BIO.

Le cahier des charges Bio Cohérence est appliqué en complément de la réglementation européenne en vigueur. Ce label repose surtout sur des critères écologiques, qui sont les suivants :

  • 100% d’ingrédients bio dans les produits transformés, dont au moins la moitié respectent le cahier des charges Bio Cohérence
  • pas d’OGM
  • pas de semences génétiquement modifiées
  • pas de mixité bio/non-bio
  • pas de serres chauffées
  • 100% de saison
  • protection de la biodiversité, prévention des pollutions et choix d’une agriculture raisonnée
  • bien-être animal : conditions de transport, abattage, taille et densité d’élevage limitées, alimentation des bêtes principalement produite dans la ferme, limitation des traitements allopathiques de synthèse
  • production et transformation en France

Nature et Progrès est une fédération qui regroupe des agriculteurs et des consommateurs, et qui a à coeur les objectifs suivants :

  • biodiversité
  • saisonnalité
  • bien-être animal
  • substances nocives interdites lors de la production
  • emballages et produits biodégradables
  • critères sociaux : transparence, solidarité, diffusion des connaissances, financement éthique de l’entreprise

Commerce équitable

Fairtrade/Max Havelaar est un mouvement international qui regroupe des ONG et des représentants de producteurs. Son but : utiliser le commerce pour donner à des paysans et travailleurs agricoles de l’hémisphère sud les moyens de lutter eux-mêmes contre la pauvreté. Ce label repose sur de nombreux critères :

  • écologiques :
    • protection de la biodiversité
    • limitation de l’utilisation de produits chimiques
    • gestion de l’eau et des déchets
    • interdiction de certains pesticides
    • interdiction de l’abattage des forêts primaires
  • sociaux :
    • convention de l’Organisation Internationale du Travail
    • le label Fairtrade/Max Havelaar ne s’applique qu’à la production, pas aux étapes suivantes de la chaîne
    • obligation pour les petits producteurs de s’organiser en structures démocratiques et transparentes
  • économiques :
    • prix supérieur au coût de production
    • préfinancement par l’acheteur de sa commande au producteur

Bio Solidaire se concentre sur le commerce équitable entre les régions de l’hémisphère nord et met l’accent sur :

  • la saisonnalité
  • une gestion écologique
  • le traitement local des produits
  • les contrats à long terme
  • 20% d’ingrédients issus du commerce solidaire

La démarche Bio Équitable apporte des garanties aux producteurs et aux entreprises de transformation :

  • critères économiques :
    • 100% bio pour tout ce qui touche à l’agriculture
    • 95% d’ingrédients bio dans les produits transformés
    • 0 OGM, 0 pesticide, pas de serres chauffées
    • bien-être des animaux
    • gestion et protection de l’environnement
  • critères sociaux :
    • convention de l’Organisation Internationale du Travail
    • obligation de fournir des ressources, des formations, etc…
  • critères économiques :
    • prix minimum garanti
    • prix supérieur au coût de production, emballage, transport certification
  • 25% d’ingrédients issus du commerce équitable

Réseau de distribution associatif et militant, Artisans du Monde fait partie de la World Fair Trade Organisation et défend une vision engagée du commerce équitable :

  • priorité au travail avec des petits producteurs + mise en place de mesures concrètes pour développer l’activité de ces derniers
  • obligation d’améliorer les pratiques et mesures sociales au-delà des exigences du pays
  • les producteurs peuvent bénéficier d’aide de la part des acheteurs sur une commande sous la forme d’un préfinancement
  • libre fixation d’un prix juste
  • traçabilité physique
  • 50% du produit est certifié équitable
     mais tous les produits labellisés Artisans du Monde ne sont pas forcément biologiques
  • démarche de progrès sur les questions d’impact environnemental :
    • restriction sur l’utilisation des pesticides
    • mais pas de liste de substances prohibées ni d’interdiction d’utilisation des OGM

logo-ensembleLe commerce équitable Nord-Nord : pour renforcer son action, Biocoop a créé les filières équitables et durables « Ensemble, Solidaires au producteur au consommateur », en partenariat avec des transformateurs et producteurs de nos régions. Une démarche qui respecte les exigences Biocoop en matière de :

  • transparence : chaque acteur de la filière apporte des garanties sur ses pratiques (origine des matières premières, méthodes et conditions de fabrication)
  • qualité : les produits répondent aux critères rigoureux du cahier des charges Biocoop
  • solidarité : le travail des partenaires est rémunéré de façon juste et équitable

Ce label concerne le commerce équitable Nord/Sud et est dédié exclusivement à l’agriculture biologique familiale qui, contrairement aux plantations agro-industrielle, s’engage sur des critères sociaux concernant les salariés.

  • le logo définit ce qu’est un “petit producteur” (une surface maximum de 15 hectares par famille) et appartient à des producteurs du Sud
  • le travail des adolescents est autorisé dans le cadre d’un apprentissage sans entrave à la poursuite de la scolarité
  • la commercialisation est maîtrisée par les producteurs-exportateurs afin d’augmenter leur propre rémunération
  • quelques intermédiaires existent, mais sous des conditions très strictes
  • le prix le plus rémunérateur est fixé en fonction de la situation économique du pays
  • il existe une traçabilité physique locale
  • et 50% minimum du produit sont certifiés équitables