DLC, DDM… Comment savoir si un produit est encore bon ?

Toute denrée alimentaire préemballée doit informer de son délai de consommation : la date limite de consommation (DLC) et la date de durabilité minimale (DDM) font partie des mentions obligatoires à indiquer sur l’emballage.

Il existe néanmoins de nombreuses idées reçues à propos de ces dates qui, souvent mal comprises, seraient responsables de 20% du gaspillage alimentaire dans les foyers selon la Commission européenne.

La date limite de consommation (DLC)

La date limite de consommation (DLC) est reconnaissable à la mention « à consommer jusqu’au« .

C’est un indicatif sanitaire aposé sur des produits hautement périssables qui peuvent présenter un danger immédiat pour la santé des consommateurs et consommatrices. Il est indispensable de respecter la chaîne du froid et les conseils de conservation inscrits sur l’emballage :

  • Viande et poisson frais, charcuterie, produits de la mer…
  • Produits transformés qui contiennet des œufs, de la viande, du poisson…
  • Desserts lactés, crème fraîche, beurre, lait frais…
  • Jus de fruits frais, plats préparés frais…

La date de durabilité minimale (DDM)

La date limite de consommation (DLC) est reconnaissable à la mention « à consommer avant le/fin » et remplace la date limite d’utilisation optimale (DLUO),

Au-delà de cette date, les qualités organoleptiques, physiques, nutritives et gustatives des produits ne sont simplement plus garanties :

  • Produits secs, stérilisés, lyophilisés, déshydratés (conserves, biscuits…)
  • Produits non secs qui peuvent être conservés longtemps avant ouverture (purées, compotes, sauces…) ; une fois ouverts, il est indispensable de respecter la DDM s’il y en a une.

La date de consommation recommandée (DCR)

La date de consommation recommandée (DCR) ne concerne que les œufs et est valable 28 jours après la ponte. Les œufs sont considérés comme :

  • Extra-frais pendant 9 jours après la ponte ;
  • Frais pendant 28 jours après la ponte.

Faire confiance à ses sens…

En Norvège, l’industrie des produits laitiers a changé la sémantique de ses DDM en proposant d’apposer à la suite de la mention « à consommer de préférence avant le/fin » la formule « …mais toujours bon après ».

Les consommateurs et consommatrices sont ainsi sensibilisé·es et invité·es à réfléchir à la qualité du produit : observer, goûter et sentir au lieu de jeter un produit devrait devenir une habitude universelle permettant de limiter le gaspillage alimentaire au sein des foyers français.